La planification successorale

La planification successorale

Etablir un testament n’est pas une obligation, ni en IsraĂ«l, ni en France, ni Belgique en tout cas. Dans bien des cas, la succession lĂ©gale par dĂ©faut suffit. Pour des raisons fiscales, familiales, ou patrimoniales, il est intĂ©ressant de planifier sa succession et la future rĂ©partition de l’hĂ©ritage entre les enfants.

 

1.      La loi successorale : Si vous ne signez pas de testament, la loi attribuera automatiquement votre hĂ©ritage Ă  vos hĂ©ritiers lĂ©gaux, en gĂ©nĂ©ral en fonction de la loi de votre pays de rĂ©sidence. Ainsi, si vous vivez en IsraĂ«l, sans testament, votre patrimoine sera dĂ©volu en cas de dĂ©cĂšs, pour moitiĂ© Ă  votre conjoint et pour moitiĂ© Ă  vos enfants Ă  parts Ă©gales. Si vous rĂ©sidez en Union EuropĂ©enne (sauf exception), vous pourrez choisir entre la loi de votre pays de rĂ©sidence ou la loi d’un autre pays donc vous possĂ©dez la nationalitĂ©, par exemple IsraĂ«l. Attention, cette disposition est uniquement civile et non fiscale.

 

2.      Les avantages de la planification successorale au niveau civil : Si vous souhaitez avantager l’un de vos hĂ©ritiers, un enfant dans le besoin, ou faire un legs Ă  une association, ou laisser la totalitĂ© de votre patrimoine Ă  votre conjoint par exemple, il est nĂ©cessaire de faire un testament. Vous pourrez ainsi planifier ce qu’il est judicieux de donner du vivant, ou Ă  votre dĂ©cĂšs, Ă  qui, et dans quel pays. Vous pourrez Ă©galement rĂ©partir vos biens pour Ă©viter l’indivision, ou pour Ă©quilibrer des donations dĂ©jĂ  donnĂ©es de votre vivant.

 

3.      Les consĂ©quences fiscales : si les lois de dĂ©volutions successorales, les testaments, autres choix de droit applicable, ne concernent que la rĂ©partition civile des biens de l’hĂ©ritage, cela peut avoir des consĂ©quences fiscales annexes qu’il est important d’envisager. Ainsi, si un rĂ©sident israĂ©lien lĂšgue un bien en IsraĂ«l Ă  un hĂ©ritier rĂ©sident français celui-ci sera taxĂ© aux droits de succession, alors que s’il le lĂšgue Ă  un autre hĂ©ritier rĂ©sident israĂ©lien, il sera exemptĂ©.

 

4.      L’application d’avantages lĂ©gaux et fiscaux Ă©trangers : il est parfois intĂ©ressant, lors que vous vivez dans un pays mais possĂ©dez des biens dans un autre, de pouvoir faire appliquer le droit de l’un des pays dans l’autre, Ă  certaines conditions. Il faut alors examiner la question sous plusieurs angles pour ne pas qu’un avantage dans un pays soit un piĂšge dans l’autre. Par exemple, dans certains cas, il est trĂšs intĂ©ressant de donner un bien du vivant Ă  son enfant avec la rĂ©serve d’usufruit française appliquĂ©e Ă  IsraĂ«l, si vous souhaitez payer les droits aujourd’hui et non plus tard notamment quand une forte plus-value en IsraĂ«l est attendue. Cela dĂ©pend notamment de l’ñge du donateur, mais aussi de la taxation escomptĂ©e en IsraĂ«l Ă  ce jour et plus tard. Des montages de fiscalitĂ© successorale sont aussi envisageables pour les biens dans des projets Pinoui Binoui.

 

 

Notre cabinet est spécialiste des questions de patrimoine et de succession internationales.

 

Yaël Hagege Maruani,

 

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Publié initialement sur immobilier.co.il.
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